27.12.10

About this fuckin' X-Mas spirit...

    Il pleut. Encore. 3h du mat’ et un Noël étrange. D’abord l’euphorie. Les 25°, la pluie chaude, ces putains de moustiques, les barbecues à 9h, le fun, la simplicité.

     La France nous habitue aux Noëls traditionnels, très traditionnels… avec tout ce que ça implique de pression, de conflits… A-t-il déjà existé un seul Noël en famille sans au moins une engueulade et un invité pas vraiment désiré qui emmerde tout le monde (mais ce « tout le monde » est trop bien élevé pour laisser Tatie Danielle sur le carreau, alors que sincèrement, elle ne mériterait que ça) ? Etrange manière de concevoir ce qui est censé être un moment de fête et de partage. Foutu devoir familial.

    Aucun des Européens présents ici n’a vraiment réalisé que c’était Noël. Loin de nos habitudes, de nos familles, on tente de s’adapter même si certains préféreraient voir de la neige. Personnellement je m’en fous, il n’y a jamais eu de neige chez moi pour Noël et l’hiver me déprime beaucoup trop.

    Après le barbecue du 24, le gigantesque buffet du 25 et la fête réunissant une bonne partie du village chez Richie le soir même, j’ai finalement compris ce qu’était l’esprit de Noël ici : du fun, de la boisson en grande quantité, de la musique, de la bonne bouffe, des petites attentions pour chacun et des amis, des vrais. Pas de messe de minuit qui tienne, ou d’allusion à un quelconque Jésus, pas de chants de Noël ringards ni de marathon bouffe. Plutôt une gueule de bois à la place.

    Malgré tout, on se retrouve (les filles surtout) à chialer dans notre coin, quand personne ne regarde. Alors qu’ici les familles et amis de longue date sont réunis, nous autres expatriées nous sentons finalement très seules, malgré les liens que l’on peut tisser en deux petites semaines. Ce foutu esprit de Noël plane au-dessus de nous, comme si ce jour-là n'avait pas à être un jour comme les autres et par on ne sait quel effet il parvient à déprimer même les plus enjoués. On se comprend, on ressent la même chose mais allez savoir pourquoi, on reste à distance. Les attentions sont sincères mais trop polies, un peu froides. Evidemment la dose d’alcool exacerbe le tout et me fait ressembler à une de ces actrices hystériques de mauvais mélodrames, le mascara dégoulinant, trempée jusqu’aux os par la pluie et puant le Green Ginger à plein nez (et non, je n’ai pas mes règles).

     Histoire de parfaire le tout (ce serait pas drôle sinon), ma bouteille de Corona est vide. 

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