2.12.10

So long Bobby Long...

    J’ai quitté la France le 4 novembre (cette introduction sonne très dramatique non ?), un aller simple pour Brisbane en poche et 15 kg de bagages répartis entre un gros backpack de 60L et mon fidèle sac à dos Eastpack datant de l’époque où la possession de ces fameux sacs semblait être une étape obligée dans la vie d’un lycéen rebelle et branché.

    Quatre ou cinq ans plus tôt, partir seule en Australie, munie du saint Graal, le fameux working holiday visa, sans contact, ni plan, ni travail, ni même retour prévu aurait semblé exotique et plutôt original. Même si ça surprend toujours quelques personnes de vous voir partir seule, forcément à l’arrache (car on a beau dire, on ne se refait pas), nombreux aujourd’hui sont les jeunes au sortir de leur bac ou de leurs études à s’aventurer au pays des evil koalas (oui les koalas c’est le mal, je vous assure). Français, Allemands (beaucoup, beaucoup… beaucoup trop), Hollandais et Anglais pour la plupart.

    Un moment critique mais néanmoins déterminant de ma vie m’a permis de rendre un peu plus concret ce que je considérais jusqu’alors comme un « quand j’aurai… quand je serai… je ferai… ». J’ai eu un an pour y réfléchir, me dire que j’avais besoin d’un break (ah cette fameuse expression), de voyage, que c’était pour moi la seule façon de pouvoir trouver cette liberté qui me faisait cruellement défaut. « Où » a été une autre paire de manches… J’ai oscillé entre la Biélorussie, l’Argentine et le Pérou, Berlin pour finalement atterrir un peu par hasard en Australie suite à un « hey, (…) je pars en Australie!!! Tu veux venir? Vers octobre..... Working Visa! »  lancé par Barbara©.

    Je crois qu’il n’en fallait pas plus pour me décider, le Barbara© power était de retour en cette période grise et morne à tous les niveaux. Quelques semaines après, le plan a changé, je partirai seule finalement, mais je ne m’inquiète pas, le Barbara© spirit est en moi ! Je m’efforce d’en parler à qui veut bien l’entendre, me connaissant j’aurais été capable de me dégonfler et rendre la chose publique me permettait de maintenir le cap et de mettre réellement en marche le grand œuvre !

    Puis petit à petit, au fil notamment de certaines discussions assez passionnantes, cette traditionnelle année sabbatique, loin de tout le monde et de tout ce que j’avais pu connaître jusqu’à aujourd’hui s’est transformé en véritable désir de parcourir l’Océanie, pendant quelques années, mes quelques « projets » (c'est un bien grand mot ça) artistiques en main. Ce ne sera pas un break en attendant de savoir quoi faire de « sérieux » car « sérieux » ne fait pas franchement parti de mon vocabulaire... Je n’ai pas de vrai travail (clown, ça compte?), pas de vrai plan de carrière mais la liberté, la découverte et, plus que tout probablement, l’idée de mouvement qui m’animent. Je rentrerai peut-être dans neuf mois, dans un an, ou deux, ou cinq, qui sait… 

    Peut-être vais-je me planter littéralement, tout foirer, mais je ne conçois l’avenir qu’en empruntant des chemins de traverse.
   Sur ce, après cette fantastique (néanmoins un peu trop mélodramatique) profession de foi, back to basics et aux conneries (évidemment) parce que bon.

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