14.12.10

Brisbane - Mitchell / 7.30 am 16.30 pm

     Le 10 décembre, on monte de bonne heure dans le Greyhound après avoir passé deux petits jours tranquilles dans la banlieue de Brisbane, à Brighton.
On démarre pour 9h de route, en s'enfonçant petit à petit dans l'outback. En lieu et place de la terre et poussière habituelle, on ne voit que de la verdure... On va travailler pour six semaines dans un pub. On ne sait absolument pas à quoi s'attendre... si ce n'est la découverte d'une autre facette du pays des evil koalas (parmi des dizaines et des dizaines).

    Les 9h de voyage passent vite finalement... mais la route est tellement pourrie que le bus n'arrête pas de sauter... c'est comme ça partout en Australie dès qu'on sort des côtes et des grands axes... on s'arrête dans une station-service qui nous semble être au beau milieu de nulle part manger un bout en compagnie d'une nana qui porte du vernis violet et se trimballe avec un bouquin de développement personnel. Le temps est humide et chaud. Il pleut parfois. Les villes (enfin... villes...) sont toutes éloignées les unes des autres de quelques dizaines de kilomètres, voire plus... Les distances n'ont absolument rien à voir avec celles que l'on connaît en France  et dorénavant, plus jamais je ne dirai que le trajet Bordeaux-Nantes est long (et pourtant...). 
La dernière partie du voyage se déroule en compagnie d'un film bien atroce avec Adam Sandler et Christopher Walken, ainsi qu'une télécommande qui met la vie quotidienne en avance rapide ou en mode muet... Je choisis de dormir un peu pour échapper au carnage.

    Quand, au beau milieu de mon demi-sommeil à travers le bush, me revint en mémoire un voyage (ah les associations d'idées saugrenues) en bus de nuit à travers Bordeaux (exotique n'est-ce pas) où je me prenais à m'imaginer, dans ce même bus, traçant à travers le désert aux USA pour me rendre, non pas dans ma tendre et charmante banlieue bordelaise, mais vers San Francisco, avec, pour aller encore plus loin dans le cliché, Bob Dylan et un peu de country en fond musical... 

    Je crois que j'étais vraiment désespérée. 





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