15.1.11

January 11th, 2011

     J’ai passé quatre jours à Brisbane à mon arrivée en Australie, il y a deux mois et demi de ça. La ville était pétillante, ensoleillée, chaude et pleine de vie. Je logeais à Fortitude Valley, le quartier branché des bars et discothèques. 

   Je me rappelle du Fatboy's Cafe où j’avais pour habitude de commander le matin le Fatboy's Big Breakky à $4, avec toasts, saucisses, œufs et tomates grillées, le RG où j’ai passé ma première et mémorable soirée en compagnie d’Anglais un peu trop jeunes, China Town que j’ai arpenté désespérément à la recherche d’un Coca bien frais, fuyant mon backpacker à l’ambiance teenage-shake your booty-hin hin, Queen Street où j’ai débarqué le matin de mon arrivée, pas vraiment fraiche, en plein soleil, par 30°C, observant avec stupéfaction la parade de Noël rondement menée par de jolies blondinettes en mini-jupes, South Bank et son lagon où j’aimais me promener, le Royal Botanic Garden où j’ai dormi un après-midi durant, le City Cat pour une balade sur le fleuve la nuit, les verres de pinard avec ce type de la Marine marchande française qui s’est révélé être un peu trop insistant, le Mont Coot-tha avec Pia et Carl vers minuit pour contempler la ville et les lumières.

    A peine un jour après être arrivée à Brisbane, j’ai décrété que je n’aimais pas la ville, que j’avais envie de partir, que c’était pourri et que je ne m’y sentais pas à l’aise. L’acclimatation n’est jamais évidente quand l’on arrive seule à l’autre bout du monde. Enfin sortie de la métropole, quand je me suis retrouvée à Noosa sur la Sunshine Coast, au bord de la plage, à traîner, me détendre et bronzer, je me sentais enfin bien en Australie. En voyant à la TV un tel chaos, je ne peux cependant m’empêcher de me sentir un peu triste. C'est Brisbane qui m'a dépucelé de l'Australie et m'a conduite vers une expérience totalement neuve et excitante, expérience que j’attendais depuis un sacré bout de temps et la ville que j’ai connu, la ville qui m’a connue, arrivant pleine de vie, de projets en tête, respirant le flower power et le peace & love (oui bon, n'exagérons rien tout de même), est en train de sombrer dans une ambiance post-apocalyptique, post-Roland Emmerich où la présence de Bruce Willis, Sylvester Stallone et Schwarzy réunis serait la bienvenue. 

Il n'est pas vraiment censé y avoir de l'eau sur la promenade...
    Mick me fait remarquer que je suis témoin d’un événement d’ampleur historique. Oui, les Australiens ont le sens du drame. 

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