3.3.11

Wherever you go, you take yourself with you

Je ne sais plus très bien quand j'ai terminé ce livre... ce fut le tout premier livre entièrement en anglais que je lisais depuis le lycée. Le temps commençait à se gâter à Phillip Island, le vent et le froid de la fin de l'été montraient le bout de leur nez et mon départ pour la Tasmanie se rapprochait. 
Neil Gaiman, j'avais toujours eu envie de le lire... et pas seulement car c'est le fiancé d'Amanda Palmer. D'une part, j'aime son allure, de ces types un peu lunaires, aimant la pluie et les feuilles rouge-orangées d'automne, la tête dans les nuages et le teint pâle, l'imagination vive et débordante. D'autre part, American Gods, Coraline, Sandman... est-il nécessaire d'en dire plus? 

C'est amusant comme partout où l'on se rend, les bibliothécaires de l'ancienne génération possèdent tous la même dégaine... petites bonnes femmes un peu lunatiques et habillée d'après les pages mode de Marie-France, vieux messieurs en pantalon de velours côtelé (mais aucun ne ressemble à Rupert Giles, et ça, c'est mon grand désespoir)... J'avais terminé tous mes livres et m'étais dirigée vers le rayon des ados, estimant mon niveau d'anglais littéraire suffisamment mauvais pour pouvoir m'en contenter. Malgré l'effroyable assortiment de la bibliothèque de Cowes, une bonne surprise m'attendait entre la saison 8 de Buffy et quelques mangas... The Graveyard Book


J'ai retrouvé le plaisir de passer mes nuits à lire, avec ma lampe torche, cachée sous les draps et aucune envie, strictement aucune, de lâcher l'histoire avant de l'avoir achevée. Ce que j'ai le plus aimé de prime abord (et c'est sûrement ce que j'aime le plus en général dans la littérature, la genèse des plus belles oeuvres, de celles qui nous façonnent et nous marquent), c'est la façon dont Neil Gaiman a eu l'idée du récit de Nobody Owens : en regardant son fils de deux ans rouler avec son tricycle dans un cimetière.


Ce serait le bouquin idéal à placer entre  L'Histoire Sans Fin de Michael Ende et Les Mémoires d'une jeune fille rangée de Simone de Beauvoir (entre autres). Parce que je suis intimement persuadée que la lecture peut tout changer à cet âge-là. Loin des romans jeunesse bien creux, ces livres, chacun à leur façon, parlent de la découverte de la vie et de la liberté, du monde et de soi, sans prendre forcément de gants ni manichéisme mais avec honnêteté et simplicité. Contrairement à ce que l'on dit, les plus belles choses de la vie ne sont pas compliquées, elles demandent juste un peu de courage. 

"Sleep my little baby-oh 
Sleep until you waken
When you wake you'll see the world
If I'm not mistaken

Kiss a lover
Dance a measure
Find your name
And buried treasure

Face your life
Its pain, its pleasure
Leave no path untaken"

1 commentaire:

  1. Carolineuh28/5/11 6:37 PM

    Tiens, c'est marrant, je me le suis acheté y'a environ un an, et je l'avais dévoré. C'est comme Coraline, qualifié de "jeunesse", mais tellement chouette !

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