28.7.11

This is a statement

    Peut-être vous rappelez vous mon coming-out en rapport à ma récente addiction aux avocats. (j'ai d'ailleurs trouvé une nouvelle façon de les cuisiner... mais ça, ça attendra.) La bouffe, c'est un peu, comment dire, ma raison de vivre ; j'oserais même citer ce type avec qui j'étais sortie quand j'avais 14 ans, quand j'écoutais Mariah et Britney et portait des jeans moulants et des tee-shirts trop courts, qui m'avait balancé, lors d'une sortie à la patinoire (la patinoire, douce enfance), une déclaration (je parie n'importe quoi qu'on vous l'a déjà faite celle-là) supposée être romantique à grand renforts de répliques préfabriquées (néanmoins inquiétantes) telles que « tu es ma drogue, mon héroïne » etc. etc.  (j'ai eu envie de prendre mes jambes à mon cou). Donc oui, je n'ai pas peur de le confesser, ma drogue, c'est la nourriture.

    Voyager, en matière de gastronomie, est un peu la démonstration empirique de ce qu'est l'expérience de labo de lycée, quand après avoir tenté d'inscrire dans sa tête de linotte les noms, formules des atomes et autres geekeries en soulignant les titres en vert et les sous-titres en rouge (ou l'inverse), le blondinet prof de chimie nous sommait de réaliser de l'arôme banane avec de la lavande (ce qui est sans aucun doute le plus grand mystère qui puisse exister sur cette Terre) ou encore la démonstration pratique de la mayonnaise. Ca peut être soit complètement foireux et périlleux soit complètement exaltant et jouissif (pour votre information, je n'ai JAMAIS réussi à faire une mayonnaise à la seule force de mes petits bras musclés).
J'ai ainsi pu constater, à mes risques et périls, que jamais plus je ne mangerai de vegan cheesecake, que les légumes frits accompagnés de sauce au yaourt légèrement pimentés sont un parfait combo entre junk food et vegan food et que je désespère de trouver de VRAIS steaks hachés dans les rayons de supermarché.

    Mais pour le moment, passons à autre chose.
Un truc que j'aime. Irrémédiablement et définitivement. 
On parle de gastronomie. J'aime comme les Aussies sont carrément décomplexés sur le sujet. Après tout, c'est bien eux qui ont créé la Vegemite, cet instrument du diable.
Les huîtres à la Kilpatrick (Jésus Marie Joseph... les huîtres à la Kilpatrick quoi), cuites avec du bacon et de la Worcester Shire sauce? Check. Du vin blanc avec de la limonade? Check. Des immondes sauces et condiments au doux nom de gravy sur tout ce qui porte l'intitulé « viande rouge » ? Check. On va au resto en tongs? Check. Des bouteilles de vin baptisées Eleven Legs, Arrogant Frog et j'en passe? Check. Un burger comportant schnitzel, steak, bacon, oeuf, ananas, betterave, salade, tomate, oignon? Check. De la sauce tomate sur exactement tout ce qui vous passe sous la main (j'ai tenté l'autre soir avec des feuilles de vignes...)? Check. Des frites au fromage? Check.

    J'ai peut-être bien failli mourir mille fois d'intoxication alimentaire.
     Ce sont des petits rigolos ces Australiens.

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