15.8.11

Une madeleine

    Même en plein hiver, le soleil brille et les oiseaux gasouillent à Sydney. Ca donne presque envie de courir en à moitié nue dans les ruelles (à défaut de champs en fleurs... y'a pas de champs en fleur à Sydney ou dans les environs, NULLE PART, c'est scandaleux)(je dois avoir une tendance un peu exhib' en ce moment...) en chantant à tue-tête J'ai descendu dans mon jardin.

    Pour continuer sur la lancée bucolico-romantique, lorsque j'ai passé 4 jours fin juin à Sydney, je séjournais dans un petit backpacker tout à fait charmant. La petite cuisine aux murs jaunes, aux grandes tables et bancs en bois, tables recouvertes d'une nappe en plastique rouge à pois blancs, comme chez grand-mère, une cheminée ainsi que des pots de géraniums suspendus au plafond. Et, et, un robinet spécial pour l'eau bouillante (je ne me remettrais jamais de cette découverte)! Tout, tout, tout est absolument mignon, coquet, douillet, bref. Un petit cocon au beau milieu de la ville. Difficile de croire qu'on logeait à deux pas de Macleay St, l'une des rues les plus célèbres de l'un des quartiers les plus célèbres de Sydney, Kings Cross, le coin des sex-shops, bordels et peep-show bien glauques (aaah, home sweet home).

     Je ne sais plus ce que je faisais ce jour-là, je crois qu'entre deux siestes, j'ai descendu Victoria St à la recherche d'une canette de coca (oui encore). Ou alors je crois que j'étais en route pour la superbe New South Wales Art Gallery, pour la troisième fois en quatre jours. Bref. Ce n'est ça le plus important. Arrivée au croisement entre Victoria et Orwell St, j'entre dans cette épicerie. J'attrape une canette dans le frigo, me dirige vers le comptoir de caisse et à côté des Cherry Ripe et barres de chocolat Cadbury... 

    
     Des PUSH-POP!!!!! (oui pour ceux qui se demandent, c'est bien un tee-shirt de l'équipe de football australien Rabbitohs, l'équipe de South Sydney et non, je ne suis pas une fidèle supporter, c'était un cadeau)

    Ces fameuses sucettes qui font les doigts tout collants tout dégueu, que l'on déguste petit à petit, qu'on fout dans la poche de son manteau Chevignon après avoir remis le capuchon, lequel n'empêche carrément pas le sucre de fuir partout (combien de fois me suis-je retrouvée la poche du manteau toute suintante de sucre à la fraise)(s'il vous plaît pas de mauvaises association d'idée) et puis la pub quoi! 
   Les voix ridiculement aiguës des mômes qui n'avaient visiblement pas encore passé le stade « mue », vêtus de casquette fluo et vestes en jean quinze fois trop grandes (god bless the 90's), la chanson la chanson PUTAIN au rythme entraînant d'un synthé interprétée par une quelconque personne qui doit être certainement très soulagée d'être restée anonyme (« Pousse un push-pop, pousse-le c'est super bien, pousse un push-pop et gardes-en pour demain-ain ») et la connotation hautement sexuelle (je parie que c'était une manoeuvre destinée à pervertir la jeunesse... ça a marché)(non mais vous avez vu la fillette?).

      Que le ciel soit loué, les Push-Pop ont a nouveau croisé ma route. Dans une épicerie de Sydney, au beau milieu du mois de juin.


(P.S.: s'il vous plaît, lisez les commentaires de la vidéo...)

1 commentaire:

  1. je m'imagine vachement la réunion entre les clients et les designers produit et autres... Hem, comment expliquer le fonctionnement? Un des commentaires de la vidéo l'a super bien expliqué d'ailleurs : "yeah, you stick your finger inside the hole and suck on the other side... allright"

    RépondreSupprimer