27.9.11

    quand les jeunes Australiennes à Melbourne sortent le vendredi soir sur Brunswick St ou dans le CBD, il faut se préparer à un sacré divertissement. Vers 20h, elles grimpent en bande dans les taxis, parfois déjà légèrement amochées par les verres de vodka mais forcément sur-enthousiastes, cheveux lissés au millimètre, chaque centimètre carré de visage couvert d'autobronzant (oui, on est à Melbourne...) et de maquillage plâtreux, les jupes de plus en plus courtes à mesure que les degrés augmentent (quoique, la différence n'est pas nécessairement observée dans le bon ordre), la démarcation des bas parfois peu discrète et surtout, n'oublions pas les talons aiguilles ridiculement hauts et aux designs et couleurs quelques peu (ça c'est la Française qui parle) douteux. 
    A peine arrivées dans les bars et boîtes, les verres et shots de Sambucca s'enchaînent et l'hystérie monte graduellement, pour peu à peu offrir un spectacle des plus entraînants. Aucune notion de classe ou même d'élégance n'est observée, les filles se déchaînent devant les mâles aux aguets, s'enfilant eux aussi verres après verres, le maquillage dégouline, on dégueule bruyamment dans les chiottes ou sur le trottoir, on transpire l'alcool bon marché. En fin de soirée, les talons sont déjà retirés depuis un bon moment et les nanas vagabondent dans les rues pieds-nus, les bas filés et la démarche chancelante, parfois un type pendu au bras, ne respirant pas nécessairement les meilleures intentions. 

    Il m'a toujours semblé qu'en France, malgré l'alcool, malgré l'âge, la chaleur et les hormones, on pouvait observer un minimum (oui un minimum) de retenue, que les filles étaient assez superficielles pour témoigner suffisamment d'importance à leur apparence et éviter de ressembler à des sauvageonnes et la culture de l'alcool, sacrément différente. Ou peut-être les choses ont-elles changées pour les ados de 18-19 ans en France, mais ça, personne ne m'a prévenue (et j'aurais même envie de préciser, tant mieux).
    Néanmoins, si l'on passe outre l'intoxication éthylique aigüe de rigueur chaque semaine, il faut reconnaître que la plupart de ces jeunes demoiselles du pays d'Oz ont ceci de rafraîchissant qu'elles ne se prennent que très (trop peut-être?) rarement au sérieux. Et puis elles sont drôles (même si un peu bruyantes). 

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