28.2.12

Reminiscence No 2

Enfin je commence ma série de tableaux du Temple Noir.

J'ai tenté, tant bien que mal, de prendre des photos sans ruiner les couleurs mais j'ai mal ajusté les réglages et je n'avais pas envie de passer mon temps à apprécier l'expo à travers mon objectif...

Il n'est pas difficile de trouver une constante dans les thèmes et les questions soulevées par les artistes. La technologie, l'argent, l'individualisme, l'industrialisation, tout ce que l'Occident et le Japon ont installé en Asie et plus précisément ici, puisque je me trouve en Thaïlande. La Thaïlande, qui voit son PIB ne pas cesser d'augmenter depuis les années 80 (contrairement à la France...), est en fait un pays qui n'a que très peu de besoins et est largement auto suffisant (personne ne meurt de faim en Thaïlande, fruits, légume, riz, poisson abondent). Le tourisme, parfois franchement hors de contrôle (Ko Phi Phi, hein, quoi?), a apporté (et continue) un développement considérable bienvenu pour le pays.

La mondialisation fait se rencontrer les cultures avec plus ou moins de violence et de respect et dans des pays où les traditions, la présence de la religion, sont aussi fortes et vitales, des questions se posent. Comment faire survivre l'agriculture, pratique de moins en moins reconnue et de plus en plus précaire, comment peuvent cohabiter développement économique et respect des traditions?

Ce tableau, créé par Pasakon Sangsawang, s'appelle Reminiscence No 2.

                                       

Comme décrit dans une note explicative, il y fait un éloge de la vie rurale dont le bonheur est intrinsèquement lié à la nature et à ses mouvements. Auto suffisance. Encore un mot qui revient. Simplicité et bonheur.
Ce bonheur lié aux pulsations de la nature et à la simplicité de la vie rurale est un concept que je ne prétendrais pas saisir.
Il me semble qu'on a tendance à voir cette vie-là de façon un peu romantique. Car c'est dur de dépendre des saisons qui sont maintenant complètement chamboulées, dur de bosser dans les champs toute la journée.
Une telle vie se mérite. 

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire