21.10.12

long time no see

Trois mois plus tard, ça redémarre.
Après les immondes plateaux repas d'Air China, Londres, Nantes, Brest, Bordeaux et son pinard, les autoroutes du sud de la France, le métro parisien, Les androïdes rêvent-ils de moutons électriques ? dans l'avion de retour et 36h à Shanghai, me voici de nouveau à Melbourne. Avec plein de bêtises à raconter et des photos à partager. Mais en attendant, quelques coups de coeur de littérature/essais de voyage et autre (ouais ça va encore être en anglais) parce que j'ai un peu la flemme (ah tiens, c'est nouveau) et que c'est dimanche.

1. Y'en a un que j'adore de plus en plus, c'est Doug Mack. D'une main (pour reprendre un anglicisme) il écrit vachement bien et il est drôle, de l'autre main il cloue le bec aux soi-disants "voyageurs", vous savez, ceux qui se croient mieux que tout le monde, snobent les "touristes", se vantent de leurs expériences "locales" et prônent la recherche de l'authenticité, toujours plus d'authenticité (faites pas cette tête, on l'a tous fait). Faites confiance à cet inconditionnel du poulet pour vous permettre d'assumer d'être de ceux qui font chier tout le monde à être difficiles sur la bouffe. Sinon, vous avez son bouquin, Europe on five wrong turns a day, mais je ne l'ai pas encore lu.

2. C'est pas que j'étais douée en géographie mais je me suis découverte une obsession pour les cartes. Et j'ai trouvé ce gars, Yanko Tsvetkov, un graphiste bulgare à l'égo surdimensionné équilibré par un sacré sens de l'humour, qui revisite le monde à sa façon. Yanko Tsvetkov est probablement le seul homme sur terre à trouver le moyen de caser le mot pussy plus d'une dizaine de fois sur une carte de l'Europe et rien que pour ça, il mériterait de ne jamais avoir à subir la pop de One Direction. Yanko Tsvetkov et la cartographie que l'on découvre ne plus seulement être le dessous des cartes sur Arte à des heures indécentes ou des polycopiés vides aux intitulés louches ("la Méditerranée, interface nord/sud", ça vous dit quelque chose?) mais aussi un moyen de tourner, retourner le monde et ses frontières dans tous les sens possibles et imaginables pour y raconter des histoires à dormir debout (la taille des pénis dans les pays d'Europe peut-être?).

3. La Gifle de Christos Tsiolkas. Mon tout premier roman écrit par un australien (il était temps). C'est peu dire que j'étais impatiente à l'idée de le lire (en français quand même, faut pas exagérer non plus). Avant toute chose, j'aimerais me débarrasser d'un truc. J'ai hyper envie de caser le mot "roman choral" dans ces quelques lignes mais j'ose pas, c'est un terme que je n'apprécie pas du tout, en même temps, ben, c'est un roman choral. Voilà. Comment, partant d'une situation grotesque, toute une communauté tombe les masques et expose ses frustrations, son égoïsme et ses renoncements. C'est le clash entre une Australie toujours en train de se construire et la deuxième génération d'immigrés tentant de trouver son identité. Un dernier mot : c'est pas un bouquin qui donne envie de faire des mômes.

4. J'aime les Tumblr. Mais alors vraiment beaucoup. Faites ce que vous voulez avec Twitter et Instagram, ça m'est égal. J'étais un peu lassée par ma sélection lorsque, ô joie, j'ai trouvé celui de Jan Morris, probablement l'un des seuls écrivains à avoir expérimenté toute une vie de voyages (85 ans quand même) en tant qu'homme puis en tant que femme. Je ne connais pas grand chose d'elle mais depuis l'article pour le Times en 53 couvrant la première expédition britannique sur l'Everest jusqu'à ce joli Tumblr où elle publie des extraits de son dernier ouvrage, Contact!, c'est tout que j'ai envie de découvrir.

5. Ah et pour finir, une petite vue de Shanghai et du quartier de Pudong made in Monsieur Dedalus, l'une des plus célèbres vues de la mégalopole donc rien de bien original mais c'était la première fois que je me faisais tamponner le passeport par les autorités chinoises (techniquement la deuxième mais c'était ma vraie première fois en cette bonne vieille République Populaire de Chine donc ça revient au même) et parce que je l'aime bien, cette vue.


bon avec tout ce que j'ai bavardé, j'aurais pu aussi bien vous parler de Shanghai ou de Londres mais ce sera pour la prochaine fois ok?

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire