19.6.14

De l'eau et Kata Tjuta

 Même en plein été, on trouve toujours de l'eau dans le désert. (D'accord, il faut peut-être marcher un certain nombre de kilomètres.) 

Les bédouins savent repérer les sources d'eau en écoutant matin et soir et localisant les piaillements des oiseaux, en observant la direction que ceux-ci prennent en vol ou en suivant les pistes laissées par les empreintes d'animaux. Un cercle d'oiseaux tournoyant dans le ciel, à moins qu'ils ne soient des vautours, indique toujours une source d'eau.

Quant aux aborigènes, ils se laissent aussi guider par les animaux. Les dingos les conduisent jusqu'à des rock pools (piscines naturelles), ou bien ils guettent l'endroit où les fourmis disparaissent sous terre. Les arbres s'avèrent également être de précieuses réserves ou indications d'eau. Certaines variétés d'eucalyptus, comme le red mallee, possèdent de l'eau dans leur tronc. Et si soudainement, des arbres apparaissent au beau milieu d'un endroit aride, cela signifie qu'il doit bien y avoir une source d'eau souterraine.


Mais là où les Aborigènes étaient sacrément balaises, c'était en créant tout un système de distribution et de préservation de l'eau. Ils réussirent à trouver l'eau contenue dans les nappes phréatiques dans tout le pays grâce à des tunnels et des puits creusés puis à un système qui permettait d'y accéder. L’Australie est quadrillée par des sentiers établis le long de points d'eau qui permettaient aux différentes tribus de circuler, de se rencontrer et d'échanger. 

Du côté de Kata Tjuta (l'autre formation rocheuse à quelques dizaines de kilomètres d'Uluru), en plein mois de mars, l'eau, la végétation et les oiseaux étaient partout, rendant l'image d'un désert carnivore et intraitable obsolète.



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